Les avantages
fiscaux pour l'utilisateur du Cesu et pour le salarié en cas d'emploi
direct
L'utilisateur du Chèque emploi
service universel bénéficie :
Quelles sont les dépenses ouvrant
droit à l'avantage fiscal ?
Ouvrent droit à un avantage fiscal (réduction d'impôt
ou crédit d'impôt), les sommes versées par un contribuable
domicilié en France pour :
- l'emploi d'un salarié, qui rend des services définis aux
articles D. 129-35 et D. 129-36 du code du travail. Toutes les activités
de services à la personne telles que listées par la règlementation
ouvrent donc droit à cet avantage fiscal.
- le recours à une association, une entreprise ou un organisme
ayant reçu un agrément délivré par l'Etat
et qui rend des services mentionnés ci-dessus
- le recours à un organisme à but non lucratif ayant pour
objet l'aide à domicile et habilité au titre de l'aide sociale
ou conventionné par un organisme de sécurité sociale
(par exemple, un centre communal d'action sociale).
L'emploi doit être exercé à la résidence, située
en France, du contribuable ou d'un de ses ascendants remplissant les conditions
pour bénéficier de l'allocation personnalisée d'autonomie
(APA).
Pour bénéficier de l'avantage
fiscal (réduction d'impôt ou crédit d'impôt),
il suffit d'inscrire dans la déclaration de revenus les sommes
dépensées (salaires + charges et/ou montant facturé
par l'association, l'entreprise ou l'organisme) et de joindre l'attestation
annuelle transmise par l'URSSAF et/ou la facture de l'association, organisme
ou entreprise.
Dans quelles limites les dépenses
sont-elles prises en compte ?
Les dépenses effectivement exposées par le contribuable,
prises en compte pour le calcul de l'avantage fiscal, sont retenues dans
la limite de 12 000 € (soit une réduction ou un crédit
d'impôt maximal de 6 000 €).
Ce plafond est majoré de 1 500 € :
- par enfant à charge (cette somme est divisée par deux
en cas de d'enfant à charge de l'un et l'autre de ses parents séparés
dans le cadre d'une garde alternée)
- pour chaque membre du foyer fiscal âgé de 65 ans et plus
- lorsque le contribuable rémunère un salarié au
domicile d'un ascendant bénéficiaire de l'allocation personnalisée
d'autonomie (APA) lorsque ce dernier est âgé de plus de 65
ans.
L'application de ces majorations ne peut toutefois pas porter le plafond
des dépenses prises en compte pour le calcul de la réduction
d'impôt au-delà de 15 000 € (soit une réduction
ou un crédit d'impôt maximal de 7 500 €).
Pour les personnes invalides obligées
de faire appel à l'assistance d'une tierce personne et les contribuables
ayant à charge une personne invalide de 3e catégorie ou
un enfant donnant droit au complément d'allocation d'éducation
de l'enfant handicapé, le plafond des dépenses déductibles
est fixé à 20 000 € (soit une réduction ou un
crédit d'impôt maximal de 10 000 €) Sur l'allocation
d'éducation de l'enfant handicapé (ex. allocation d'éducation
spéciale), voir le site des caisses d'allocations familiales
Précisions :
- Les prestations dites "hommes toutes mains" doivent
donner lieu à un abonnement mensuel résiliable sous préavis
de deux mois auprès d'associations ou d'entreprises de service
agréées. L'intervention ne doit pas excéder deux
heures. Le montant total des prestations ouvrant droit à l'avantage
fiscal est plafonné à 500 € par an et par foyer fiscal.
- Pour les prestations d'assistance informatique et Internet à
domicile, le montant ouvrant droit à l'avantage fiscal est plafonné
à 1 000 € par an et par foyer fiscal.
- Pour les interventions de petits travaux de jardinage des particuliers,
le montant ouvrant droit à l'avantage fiscal est plafonné
à 1 500 € par an et par foyer fiscal.
L'avantage fiscal porte sur :
- les rémunérations déclarées et les cotisations
sociales correspondantes,
- le montant des factures émises par l'organisme ou l'entreprise
agréé
Les aides dont le particulier a éventuellement bénéficié
(aide financière du comité d'entreprise ou de l'entreprise)
sont exonérées d'impôt sur le revenu, mais doivent
être déduites de la base de calcul de l'avantage fiscal.
Qui peut bénéficier du crédit d'impôt et
quel est son montant ?
A compter de l'imposition des revenus de 2007 (déclaration souscrite
début 2008), l'avantage fiscal prend la forme d'un crédit
d'impôt sur le revenu égal à 50 % des dépenses
mentionnées ci-dessus lorsque les conditions suivantes sont réunies
:
- les dépenses concernent les services à la personne, tels
que leur liste est donnée par l'article D. 129-35 du Code du travail;
ces dépenses sont supportées par le contribuable pour l'emploi
d'un salarié à sa résidence ou en cas de recours
à une association, une entreprise ou un organisme mentionné
ci-dessus (voir « Quelles sont les dépenses ouvrant droit
à l'avantage fiscal ? ») ;
- ces dépenses sont acquittées par :
. un contribuable célibataire, veuf ou divorcé qui exerce
une activité professionnelle ou est inscrit sur la liste des demandeurs
d'emplois durant trois mois au moins au cours de l'année du paiement
des dépenses
. des personnes mariées ou ayant conclu un PACS, soumises à
une imposition commune, qui toutes deux satisfont à l'une ou l'autre
conditions visées ci-dessus (exercice d'une activité professionnelle
ou inscription sur la liste des demandeurs d'emploi).
Qui peut bénéficier de l'exonération des cotisations
de sécurité sociale ?
La rémunération d'une aide à domicile est exonérée
de cotisations patronales de sécurité sociale si l'employeur
remplit l'une des conditions suivantes :
- être âgé de 70 ans et plus (pour un couple, cette
condition est remplie dès lors que l'un des deux conjoints a atteint
l'âge de 70 ans). Dans ce cas, le montant de la rémunération
exonérée est limité à 65 fois le montant du
SMIC horaire par mois et par ménage (soit, depuis le 1er juillet
2006, 537,55 €)
- avoir à sa charge un enfant handicapé ouvrant droit au
complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé
(ex. allocation d'éducation spéciale),
- vivre seul et avoir atteint l'âge de 60 ans, avec l'obligation
de faire appel à une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires
de la vie
- être titulaire soit de l'élément de la prestation
de compensation mentionnée au 1º de l'article L. 245-3 du
code de l'action sociale et des familles, soit d'une majoration pour tierce
personne servie au titre de l'assurance invalidité, de la législation
des accidents du travail ou d'un régime spécial de sécurité
sociale ou de l'article L. 18 du code des pensions militaires d'invalidité
et des victimes de la guerre
- remplir la condition de perte d'autonomie requise pour avoir droit à
l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).
Les personnes qui remplissent les conditions
visées ci-dessus peuvent bénéficier de l'exonération
lorsqu'elles emploient une aide à domicile à leur service
personnel, à leur domicile ou chez des membres de leur famille
afin de les aider dans les actes de la vie quotidienne.
L'exonération concerne les cotisations
patronales d'assurances sociales, d'accidents du travail et d'allocations
familiales. En revanche, les cotisations patronales pour la retraite complémentaire,
l'assurance chômage et la formation professionnelle restent dues.
Pour bénéficier de l'exonération, il faut (sauf pour
les personnes âgées de 70 ans et plus) en faire la demande
à l'URSSAF dès l'embauche de l'employé ou ultérieurement
par le biais de la déclaration nominative trimestrielle. En cas
d'utilisation du Chèque emploi-service universel (CESU), la demande
est adressée au Centre National de Traitement du Chèque
Emploi-Service Universel (CNTCESU)
A quel abattement ouvre droit le fait de cotiser sur le salaire réel
?
Les cotisations sociales sont calculées d'un commun accord entre
le particulier employeur et son salarié :
- Soit sur une assiette égale, par heure de travail, à une
fois la valeur horaire du SMIC applicable au 1er jour du trimestre civil
considéré ;
- Soit sur les rémunérations réellement versées
au salarié, auquel cas les cotisations patronales de sécurité
sociale sont réduites de quinze points.
En l'absence d'accord entre l'employeur et le salarié ou à
défaut de choix mentionné par l'employeur, il est fait application
de la seconde option (calcul sur le salaire réel).
Le bénéfice de l'abattement de 15 points n'est cumulable
ni avec celui d'une autre exonération totale ou partielle de cotisations
patronales, ni avec l'application de taux ou d'assiettes spécifiques
ou de montants forfaitaires de cotisations. Il ne s'applique en outre
pas aux autres cotisations patronales (contribution solidarité
autonomie, fonds national d'aide au logement, assurance chômage,
Ircem retraite et prévoyance, formation professionnelle) ni aux
cotisations salariales.
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Les avantages pour le cofinanceur :
D'une part, les titres Cesu facilitent
la vie quotidienne des salariés des entreprises, les déchargent
de certaines tâches et les rendent ainsi plus disponibles et efficaces
car moins préoccupés sur leur lieu de travail.
D'autre part, les titres Cesu vont permettre
d'améliorer l'image de l'entreprise et d'attirer ainsi les talents
tout en fidélisant les collaborateurs.
Enfin, les titres Cesu participent à
la promotion de la parité hommes - femmes.
Pour les employeurs du secteur privé,
les conditions de financement du titre Cesu sont attractives :
Les aides versées par l'employeur
ne sont pas soumises aux cotisations sociales, dans la limite d'un plafond
annuel de 1830 € par salarié.
Les entreprises bénéficient d'un crédit d'impôt
de 25% des aides versées. Ce crédit d'impôt sur les
bénéfices d'un maximum de 500 000 € par exercice prend
en compte le financement par l'entreprise de tout ou partie de titres
Cesu remis à ses salariés ainsi qu'aux chefs d'entreprise,
gérants et mandataires sociaux de l'entreprise.
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